Sciences

Al Boraq, le premier train à grande vitesse d’Afrique

En novembre 2018, la ligne Tanger–Casablanca est inaugurée. Le Maroc entre dans le club très fermé de la grande vitesse.

Un ouvrage que l’on peut prendre, pas seulement raconter.

Le 15 novembre 2018, Mohammed VI inaugure Al Boraq, entre Tanger et Casablanca. C’est la première ligne à grande vitesse du continent africain. Le nom vient de la tradition : la monture du voyage nocturne.

Le trajet entre les deux villes, qui prenait près de cinq heures, passe sous deux heures et dix minutes sur le service le plus rapide. La ligne n’est pas un jouet de prestige. Elle relie le grand port de Tanger, l’industrie du Nord et la capitale économique.

Derrière le train, il y a des ateliers, des conducteurs, une ingénierie marocaine associée à des partenaires, et une décision tenue sur plus d’une décennie. C’est cela, une avancée : un ouvrage que l’on peut prendre, pas seulement raconter.

Al Boraq est aussi une image juste du pays que cette maison veut montrer. Exigeant, concret, tourné vers l’Afrique autant que vers l’Europe.

Repère. Inauguration d’Al Boraq, Tanger–Casablanca, 15 novembre 2018.